Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et adultes - Cabinet : 18 rue Creton 80000 AMIENS - Tél. : 06.34.23.89.18 - Mail : patricia.delattre@yahoo.fr
1 Juillet 2015
Avec cette chaleur estivale, je ferai bien une escapade dans les hortillonnages. C’est un ensemble de quelques centaines de jardins flottants sur un dédale de 65 km de canaux, au cœur de la cité amiénoise. Sur cette photo, on voit des barques à cornet, fleuries et garnies de fruits et légumes, lors de la fête sur l’eau (fête qui refait vivre la tradition de l’activité des hortillons, les maraichers des hortillonnages).
Outre le fait que je sois ravie de vous parler de ma Picardie !... cela me fait penser à cette expression qui revient souvent dans les discours de mes patients : « Je n’arrive pas à mener ma barque, j’ai l’impression de me laisser vivre sans décider de la direction vers laquelle je voudrai aller ».
Mais notre existence peut-elle être imagée de cette façon, sommes-nous des bateliers ?
Parfois oui, c’est tellement plaisant d’avoir le sentiment de contrôler son existence, avoir un but à atteindre, une destination, c’est motivant, et nous devons bien montrer à nos enfants qu’ils peuvent nous faire confiance : nous avons un cap, ils sont en sécurité dans notre embarcation, même si nous ne pouvons garantir des intempéries pendant le voyage.
Parfois non, car c’est reposant d’arrêter de pagayer, de se laisser conduire par l’environnement, suivre le cours des choses, sentir qu’on avance au gré du courant permet d’observer sur la rive les hommes se mouvoir, admirer le paysage, sentir le soleil brunir le visage…
On peut aussi continuer à ramer, sans savoir si le chemin est le bon… en gardant confiance en notre libre-arbitre… Il sera toujours temps de bifurquer vers un autre rieu si nécessaire, quitte à demander son chemin… Dans le doute, poursuivre ses efforts, lâcher prise à vouloir avancer rapidement pour s’assurer qu’on ne s’est pas trompé… et profiter de la balade pour qu’il nous reste de bons souvenirs…