Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et adultes - Cabinet : 18 rue Creton 80000 AMIENS - Tél. : 06.34.23.89.18 - Mail : patricia.delattre@yahoo.fr
7 Octobre 2015
Chers patients,
Quand vous avez avancé sur la résolution de vos conflits personnels, quand vous avez travaillé pour vous réconcilier avec vous-même et votre entourage, quand vous sentez que le passé est à sa place et que vous avez des projets, bref quand tout semble aller un peu mieux dans votre vie... advient ce moment où vous me posez cette question philosophique, et vous êtes très nombreux à en passer par là : "mais au fond, c'est quoi le bonheur ?"
Un psy ça peut être pénible car il ne répond pas toujours à vos questions, il a le chic pour reformuler de manière à pousser votre raisonnement. Un psy peut être chamane mais pas gourou ! Il est "supposé savoir", et peut vous révéler quelques "secrets de psy" (cf. l'ouvrage, dans lequel sous la direction de Christophe André, 20 médecins, psychiatres, psychologues expliquent humblement comment ils continuent au quotidien à prendre soin de leur équilibre, leurs ressources, leurs valeurs), mais il reste un être humain avec son histoire et sa trajectoire singulière. Bref, il vous accompagne avec bienveillance dans VOTRE cheminement.
Ainsi après me demander "c'est quoi le bonheur", s'ensuivent de votre part moultes questions :
- "Moi qui me tracasse pour tout, comment être zen, comment faire pour être heureux ?"
- "C'est profiter de la vie sans se soucier du lendemain ?"
- "On fait comment pour être un épicurien ?"
Vous aurez compris que je ne vais pas disserter ici sur comment accéder au bonheur. C'est une question bien singulière à laquelle chacun doit pouvoir trouver la réponse en soi. Pour autant je puis vous donner du grain à moudre. Vous trouverez donc ci-dessous un schéma assez simple, pour ne pas trop vous influencer votre réfexion, mais suffisamment clair pour vous aider à développer VOTRE philosophie.
Le bonheur serait plus qu'un sentiment momentané de plaisir, il désignerait un état interne durable, qu'on appelle communément sérénité. Etre zen serait donc la conséquence d'une harmonie trouvée dans les différents domaines de sa vie, équilibre qui s'installerait entre nos valeurs (nos aspirations, nos croyances, etc), dans un espace (ici, ailleurs) et un temps (ne dit-on pas "organiser son temps", "vivre avec son temps", etc). Cet équilibre tendrait à se concrétiser en vivant en "léger surmenage" (ajuster les temps de réfléxion, action, méditation, repos).
Ainsi supposé, la quête du bonheur nécessiterait de mesurer la portée de nos actes dans la vie courante, de prendre le temps de se poser les questions suivantes :
- quel plaisir j'en tire (plaisir personnel ou altruisme, mais cela peut-être éviter des conséquences facheuses, un déplaisir futur)
- pourquoi je ferai cela, qu'est-ce qui me motive (expérience maturative, responsabilité, devoir, promesse, etc)
- est-ce en accord avec ma conscience morale, le sens que je veux donner à ma vie (identité, normes sociales, valeurs personnelles, éducation,...)
- est-ce que mon rythme de vie respecte mes besoins mais aussi et surtout mes limites (je fais attention à mon sommeil, mon appétit, la répartition du temps pour les domaines de la vie : travail, loisirs, apprendre, relationnel, etc...)
Il est question autour de ces 4 questions de faire le point entre ce que dicte le coeur (ce que je ressens) et la raison (ce à quoi je pense), afin d'obtenir une vision plus claire de telle situation, et de savoir si l'on doit éventuellement ajuster les voiles ou carrément modifier le cap.
Article en cours de rédaction