Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et adultes - Cabinet : 18 rue Creton 80000 AMIENS - Tél. : 06.34.23.89.18 - Mail : patricia.delattre@yahoo.fr
11 Octobre 2015
Quand une personne est en train de se noyer, on la sort d’abord de l’eau (coaching thérapeutique), ensuite on lui apprend à nager (thérapie) et éventuellement on l’aide à comprendre pourquoi elle avait cette phobie de l’eau (psychanalyse).
Genevieve SCHMIT in
http://www.psycho-ressources.com/praticien-en-psychotherapie/paris/genevieve-schmit.html
La dépendance est la perte de la liberté de s'abstenir de consommer un produit (alcool, nourriture, drogue, tabac) ou d'effectuer un comportement (dépendance au jeu, sexe, internet) dont on sait (ou nié mais l'entourage le reproche) qu'il est mauvais pour soi, pour autrui, car a des conséquences pour la santé, les relations interpersonnelles, amoureuses, familiales, amicales, sociales. Le domaine professionnel peut-être longtemps épargné.
On considère que l'abus, l'excès (consommation régulière, mais aussi des consommations occasionnelles excessives répétées) entraine un syndrome de sevrage quand la personne arrête, diminue ou est privée du produit ou empêchée d'effectuer le comportement (symptômes de manque physique mais aussi psychologiques tels que anxiété, crise d'angoisse, troubles du sommeil et de l'appétit, irritabilité, impulsivité, dépression, etc).
On considère, par exemple, qu'1 personne sur 7 en France serait alcoolo-dépendante, soit 1 500 000 personnes. Mais on estime que 4 millions de prsonnes seraient à risque. 30 % des lits d’hôpitaux généraux seraient occupés par des personnes ayant une consommation d’alcool excessive. Parmi elles, le tiers est alcoolodépendant...
Comment s'en sortir ?
1- En prendre conscience est très dur ! Faites le point avec un professionnel formé pour prendre en charge les dépendances.
2- Etablir un protocole médical (selon le degré de dépendance), avec des conseils pragmatiques pour accompagner le sevrage, éviter la rechute + traitement de l'anxiété et symptômes associés éventuellement ;
3- Travailler avec un psychologue régulièrement pour :
- exprimer les sentiments douloureux associés à cette prise de conscience (honte, peur, dénigrement de soi, colère contre l'entourage "responsable" de cette faiblesse, etc) ;
- prendre soin de soi (hygiène de vie, plaisirs simples) ;
- pratiquer des activités valorisantes, agréables pour restaurer l'estime de soi ;
- apprendre à être bienveillant envers soi (pas trop de pression, continuer à rêver, mais réaliser des petites choses et se féliciter) ;
- se pardonner, pardonner aux autres (ou pas)... et apprendre à vivre sans obtenir la compréhension, l'aval de certaines personnes, quitte à s'en éloigner parfois ;
- redorer son blason en montrant les nouvelles facettes de soi (apprendre à parler de soi, rester digne, mais pas faussement modeste).
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APTA - Association de Psychothérapeutes pour le Traitement des Addictions
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