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Patricia DELATTRE - Psychologue

Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et adultes - Cabinet : 18 rue Creton 80000 AMIENS - Tél. : 06.34.23.89.18 - Mail : patricia.delattre@yahoo.fr

Un toit sur la tête, la sécurité physique et affective de l'enfant

Un toit sur la tête, la sécurité physique et affective de l'enfant

Chinée dans une solderie, cette maison vient de trouver son premier occupant ce matin, un jeune enfant plein de potentiel, avec une grande lucidité et autant de besoins d’être sécurisé pour trouver l’équilibre…

La maison est un terrain de jeu très pratique en consultation pour débattre sur les besoins fondamentaux de l’enfant et ses besoins spécifiques, en fonction de ses limites du moment… La sécurité intérieure va s’étoffer avec l’âge et permettre l’adaptation sociale. Elle est question de la capacité à intégrer les informations et se compose de plusieurs étages : sécurité physique, émotionnelle et mentale, mais aussi de patience, d’expériences et de partage de vécu.

Ainsi sous le toit familial, ou celui de l’école, chez papi/mamie, les règles de savoir-vivre doivent être compréhensibles, cohérentes et souples… Par exemple, il est important de se dire bonjour, de se souhaiter la bienvenue, car on a besoin de se sentir accueilli avant de passer du temps ensemble, de s’investir dans la relation. Mais lorsque le bonjour n’est pas franc… quand il manque de sincérité, le langage du corps ne trompe pas l’enfant hypersensible à l’intelligence émotionnelle exacerbée… Lui enseigner qu’il peut en parler à la personne ou à ses parents en débriefant après-coup, c’est donner du sens à ce qu’il perçoit, avec lucidité.

Racontez vos anecdotes et histoires d’enfant à vos pitchounes, car c’est en écoutant les histoires des grands, teintées de morale et d’humour, dont les enfants raffolent, qu’on nourrit leur âme avec bienveillance, et qu’on les autorise à s’exprimer eux-mêmes. C’est par la présence authentique d’un parent qui a appris à prendre son temps, que l’on éduque un enfant, et qu’il devient adulte diplomate, adapté, ni trop, ni trop peu… mais ça prend du temps et tout ne dépend pas ni de la maîtresse, ni des parents… Ils font ce qu’ils peuvent avec leurs limites du moment,... eux aussi progresseront avec leur enfant, avec si besoin l’aide du psychologue pour soutenir leur parentalité, et travailler pour renforcer leur propre sécurité intérieure…

Chacun participe à sa façon, et c’est tant mieux car, parait-il, « il faut tout un village pour éduquer un enfant » (dicton africain).

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