Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et adultes - Cabinet : 18 rue Creton 80000 AMIENS - Tél. : 06.34.23.89.18 - Mail : patricia.delattre@yahoo.fr
17 Décembre 2017
Pour vous présenter mes vœux à l’approche de Noël, et de la Saint Sylvestre, je vous invite à visionner cet épisode de la série Si Noël m’était conté sur l’origine des décorations de Noël. Il s’agit de représentations symboliques de la forêt, rappelant le lien qui unit l’homme à la nature au moment du solstice d’hiver, le 21 décembre. Les contes et poèmes de Noël, plus particulièrement ceux du Solstice d’hiver expliquent ce mélange de tristesse et de joie que les enfants, et les adultes aussi plus ou moins consciemment, ressentent en cette fin d’année.
Les contes peuvent aider à donner du sens à leur ressenti, le vôtre, et plus particulièrement les personnes qui traversent des épreuves car ils portent un message d’espoir : dans le noir du désespoir, nait véritablement le renouveau. Ah… si l’art, la poésie, la philosophie rentraient à l’école de médecine, on aurait peut-être alors une autre manière, plus humaniste, de nommer les dépressions saisonnières, et donc de les soigner… voilà voilà qui est dit J
Les contes sont bien utiles, ils étaient lus traditionnellement pour transmettre et préserver l’art de vivre de génération en génération. Les contes de Noël nous parlent donc d’une époque bien réelle où les hivers étaient rudes. Il n’y avait pas les ruées dans les magasins de jouets ni chez le traiteur pour préparer, tel un marathon, le réveillon de Noël et de l’an. Nos aïeux connaissaient aussi l’inquiétude : ils espéraient avoir engrangé assez de provisions pour passer l’hiver, redoutaient une tempête de neige, d’être condamnés à la disette et ne pas être assez résistant pour affronter la grippe. Même si nous ne sommes pas éprouvés par le chômage, le deuil, la maladie, nous pouvons ressentir en cette fin d’année cette ambivalence des sentiments. Nous avons envie de prendre du plaisir à la fête, mais également un besoin de repli, de ralentir nos activités, de repenser certaines choses dans nos vies pour bien démarrer la nouvelle saison. Cet état d’introspection rend vulnérable, ce qui n’est pas en soi une pathologie, bien au contraire, c’est plutôt le moyen d’ouvrir son esprit et son cœur et se résoudre à opérer des changements, dans le domaine professionnel ou personnel, comme reprendre une activité artistique, faire du sport, être plus solidaire, prendre du temps pour soi, etc...
C’est donc au solstice d’hiver, le jour d’ensoleillement le plus court de l’année (à quelques jours près selon le calendrier), où la nuit est la plus longue, que nous célébrons Noël. Bien avant la tradition chrétienne, c’était un rituel païen qui consistait déjà à se réunir pour se soutenir, dans la joie, et la convivialité et fêter une naissance, le renouveau. Avant que le soleil se lève à nouveau sur les terres ensemencées, les celtes se préparaient : ils décoraient un arbre, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, du blé. Ils se remémoraient les bons moments, afin d’en commencer une autre pleine d’espérance, avec la sagesse de ce qu’on aura retenu des expériences de l’année écoulée, la volonté de maintenir l’équilibre en soi et dans son foyer, le courage de fournir l’effort pour accomplir son travail, et avec l’humilité pour s’y risquer en pleine conscience de ses capacités du moment.
C’est ainsi que la lumière du soleil fait germer les graines, tapis dans le sol, dans l’obscurité. Il faut donc la nuit et le froid pour profiter du renouveau du printemps. La Nature est dure mais elle est aussi clémente, elle nous invite à patienter, elle va bientôt nous offrir la promesse de son éveil, dès que les jours vont commencer à rallonger, dès janvier, avec les perce-neige qui vont pointer le bout de leur nez … En attendant, je vous souhaite d’agréables fêtes. A l’année prochaine pour une nouvelle année J