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Patricia DELATTRE - Psychologue

Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et adultes - Cabinet : 18 rue Creton 80000 AMIENS - Tél. : 06.34.23.89.18 - Mail : patricia.delattre@yahoo.fr

La relation psy-patient : un voyage vers le rétablissement... Départ de l'aventure avec le 1er entretien

La relation psy-patient : un voyage vers le rétablissement... Départ de l'aventure avec le 1er entretien

En santé mentale, il n’y a pas de guérison… car on ne supprime pas une maladie mais on va vers un rétablissement, c’est-à-dire vivre de manière satisfaisante avec une façon d’être. Oui c’est possible, les études montrent que 2/3 des patients se rétablissent.

Toutefois, le rétablissement ne peut être vu comme un service rendu. C’est une vision, une façon de voir les choses singulière, propre à toute relation humaine. Il n'y a donc pas de modèle, mais de nombreuses théories, dans diverses disciplines liées à la santé… c’est pourquoi la prise en charge est nécessairement complexe. Pas forcément compliquée, parfois si, mais avant tout, la relation psy/patient est à voir comme un partenariat. Et le processus de rétablissement comme un voyage… Alors, si vous en avez besoin, embarquement immédiat ? ;-)

Pour vous aider à franchir le pas, je vous explique comment se passe le premier RV, appelé entretien d’anamnèse.

 

  1. Je me base sur la capacité de l’être humain à se raconter… Pour cela nous allons passer quelques instants à nouer une relation authentique, nous échangerons à propos de votre accueil, nous nous présenterons, ce sera plus ou moins évident d’être à l’aise, il faudra peut-être vous rassurer. La présentation du « cadre thérapeutique » (durée et tarif d’une séance) donnera une touche concrète sécurisante à notre échange. Vous ne me payez pas pour un service… mais pour un bout de chemin ensemble. Je n’ai donc pas de pression de rendement, mais un ajustement constant avec ma conscience professionnelle. Je dispose de connaissances scientifiques, d’outils méthodologiques et d’une façon de faire et d’être. Vous vous appuierez sur ce dispositif, qui évolue au fur et à mesure de mes formations, pour mettre en place des changements dans votre vie, avec le temps que vous voudrez bien consacrer, l’argent que vous souhaitez investir, et selon votre rythme.

 

  1. Etat des lieux

Nous ferons un tour d’horizon de « votre jardin », c’est ainsi que j’aime appeler votre espace psychique. Vous restez bien entendu propriétaire de votre espace intime, et décidez librement de partager un moment avec moi, chez moi (le cabinet).

Nos espaces psychiques, nos sensibilités, vont entrer en résonance, vont nous amener à faire des liens entre votre vécu, vos difficultés, souffrance, votre histoire, santé, relations, activités, habitudes et croyances. Nous relèverons ensemble les ressources qui vous ont permis d’avancer jusqu’alors.

 

Vous voilà déjà dans une prise en charge écologique ou holistique ;-)

 

Vous voyez, c’est pas sorcier ;-) C’est à ce moment que je peux mieux cerner votre demande, elle vous apparaîtra d’ailleurs plus clairement, vous verrez déjà parfois dans votre façon d’énoncer les choses une ouverture vers des possibles, et l’espoir indispensable au rétablissement.

Mais l’espoir ne suffit pas, l’entourage est agent actif dans l’évolution de votre problématique. Parfois, il se peut que votre besoin de changer, ou bien votre volonté d’aider votre enfant, se heurte à des peurs, des préjugés de votre conjoint, ou d’un parent, d’un groupe. Certains patients réaliseront subitement après cette première séance que leur vie n’est pas si déséquilibrée, et annuleront leur demande d’aide. Et ce n’est que quelques exemples.

Pour la plupart, nous entamerons ensemble un processus évolutif : vous dans l’organisation de vos pensées et champ d’actions et moi dans l’approfondissement de ma pratique clinique. C’est généralement ce qui nous aide à conclure un pacte, sorte d’arrangement qui restera fragile si je n’y porte pas attention. J’essayerai sincèrement de vous amener vers le rétablissement.

 

 

  1. Les facteurs de rétablissements :

 

Et ça va prendre longtemps ? Comment on sait qu’on va mieux ? Ce qui distingue le psychologue, d’un thérapeuthe non initié à l’éthique, c’est qu’il aura conscience pour lui-même et chez son patient des enjeux inconscients, des loyautés invisibles, et des risques de passages à l’acte (paroles ou attitudes) malveillants.

 

Ainsi, au cours des séances, notre rapport va évoluer lui aussi. On appelle cela le transfert. Vous pourrez parfois vous montrer agacé, en colère, décontenancé, déçu… Ma position principale sera de tenir compte des conditions psychiques de notre rencontre. De quelle nature sont vos résistances ? Suis-je maladroite dans mes propos ? Avez-vous tendance à être exigeant, irascible ? Êtes-vous impatient, frustré ? Ou imperméable, anhédonique ? Lorsque les angoisses mortifères grondent, par exemple, il peut être nécessaire de vous bousculer un peu… Je me risquerai alors à sortir de ma position de neutralité pour vous « saisir » par la parole et une contre-attitude, tout en tenant compte de mes limites et de votre vulnérabilité. Mais c’est une prise de risque éprouvante parfois, qui nécessitera qu’on débriefe après coup.

Bien souvent, la suite des entretiens est paisible après cette crise, qui n'est pas forcément bruyante, mais il est des séances qui font "levier de changement" et annonce une plus grande détermination et clarté pour résoudre des problèmes de manière autonome dans plusieurs domaines de votre vie.

 

Et voilà, cela signera alors la fin de nos entrevues.

 

Car il est possible de se rétablir, oui :-)

 

Le rétablissement est un concept aujourd'hui partagé dans le monde entier : je citerai nos cousins du Québec et les études longitudinales sur 25 années - voir les cours de Myra Piat, chercheuse à l’Institut Douglas) - qui ont montré que 2/3 des patients à qui ont avaient diagnostiqué une maladie mentale se sont rétablis.

Dans les années 80 d’abord et depuis avec les associations d’usagers, les retours d’expérience d’« ex-patients » rétablis, ne cessent d’être publiés dans des revues scientifiques.

Les récits de vie ont permis aux chercheurs de déterminer les facteurs de rétablissement :

- l’espoir d’une vie satisfaisante et active (selon les valeurs propres à l’individu)

- l’acceptation (de ses limites, faiblesses et aussi ses forces)

- l’engagement (dans les soins, et la recherche du bien-être)

le fait d'être capable de se définir autrement que par des symptômes, d’évoluer, et de redonner aux autres… se sentir utile, avoir le sentiment d’être un maillon d’une chaîne humaine

- l’empowerment (autodétermination) : se prendre en main, être reconnu dans ses compétences, être supporté dans ses efforts pour réaliser une tâche

- la prise de décision : apprendre à vivre avec un mode de fonctionnement particulier (ou maladie mentale) malgré les symptômes. Ce qui revient à prendre conscience de ses forces, miser sur celles-ci et reprendre le contrôle de sa vie.

Pour cela, le thérapeute doit se détacher de ses certitudes et céder (redonner) un peu de son pouvoir au patient… Partir du principe d’une collaboration, d’un partage de compétences. Les psychologue/psychiatre/médecin/intervenant en santé, détiennent des éléments théoriques, et avec une alliance thérapeutique avec le patient, en fonction de son histoire, de ses croyances, ils arrivent ensemble à adopter le bon traitement.

 

Pour aller plus loin :

-  http://www.douglas.qc.ca/info/retablissement-sante-mentale

- Martin, Michel. « Le cadre thérapeutique à l'épreuve de la réalité. (Du cadre analytique au pacte) », Cahiers de psychologie clinique, vol. 17, no. 2, 2001, pp. 103-120.

- http://psychaanalyse.com/pdf/APPROCHE_SYSTEMIQUE_EN_SANTE_MENTALE_1.pdf

https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2018-03/guide_des_problemes_somatiques.pdf

 

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