Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et adultes - Cabinet : 18 rue Creton 80000 AMIENS - Tél. : 06.34.23.89.18 - Mail : patricia.delattre@yahoo.fr
30 Août 2018
Antoine de Saint-Exupéry écrivant - pilote 1900 - 1944 au Jardin de Plantes de Toulouse Photographe : Clara Rodrigues Quintero
Héritage d'une formation en interculturelle, mon intérêt pour les approches cosmopolites s’éveille un peu plus avec la pratique clinique.
Je partage donc dans ce billet d'humeur le lien vers les chroniques de Marie-Rose MORO, psychiatre spécialiste en interculturel, son approche humaniste permet dans ses consultations à l’Hôpital Cochin de voir le patient avec un regard aidant, sans jugement. Elle m’aide dans mes consultations à lutter contre mes préjugés, et apporte du grain à moudre pour le patient englué dans ses certitudes. Vous savez bien combien il est difficile de se remettre en question, on est parfois assailli par nos préjugés, ces pensées premières qui sont des généralisations hâtives et parfois tenaces, qui nous rendent méfiants.
Ces idées, véhiculées parfois par un groupe, une société entière à travers les époques, n’ont pas été remises en cause, par ignorance… pour nous protéger du changement redouté... ou par pression… Voyez la difficulté que nous avons à nous ouvrir à ce qui est différent, par prudence oui, c’est aussi important de se prémunir… toute idée nouvelle n’est pas bonne à accueillir quand elle vient heurter le « plus ou moins bon fonctionnement » d’un groupe. Quand "ça tient à peu près, pourquoi vouloir changer ?" C’est pourquoi il est nécessaire de faire des pauses dans son développement personnel, ou de prendre du recul émotionnel par rapport à une personne ou un groupe quand on se sent incompris. C'est aussi pourquoi une entreprise doit cesser de réorganiser encore et encore, à tour de bras, le fonctionnement d’un service. Il faut du temps pour s'ouvrir à d'autres façons de faire et de penser.
Bref, l’interculturalité aide le psy et toute personne qui oeuvre dans les soins et l'éducation, à conserver une posture socratique : c’est-à-dire à mi-chemin entre un Candide de Voltaire qui pose des questions face à cet autre mystérieux, et l’ethnologue qui raconte ce qu’il a vu et compris de ses voyages antérieurs… le psychologue interculturel est à mon sens un passeur d’histoire(s). Plutôt que convaincre, il donne à réfléchir. A chacun de s’inspirer de ces récits, d'y réfléchir et surtout de créer sa propre histoire ;-)
Retrouvez tous les vendredis la chronique de Marie Rose Moro, Directrice scientifique, "Parents, enfants, d'ici et d'ailleurs" de la revue L'autre sur RFI, 7 milliards de Voisins, Emmanuelle ...